Une maison de campagne à moins de 250 000 €

Les acquéreurs de résidence secondaire à la campagne recherchent avant tout le bien au cachet régional à restaurer. Un bien devenu rare et cher, mais encore possible à dénicher dans des secteurs éloignés du sud, des grands axes et du littoral.

Le littoral reste très demandé par les acquéreurs de résidences secondaires.

Mais souvent, ils freinent des quatre fers devant les tarifs d’un bord de mer. Qu’à cela ne tienne : les recalés de la bande côtière ont pris le parti de reculer dans les terres.

résidence secondaire

Et l’urbain stressé et surmené, en quête d’air pur, s’aperçoit finalement que le bonheur est aussi dans le pré. Désormais, terroir, identité régionale et calme n’attirent plus par défaut.

D’où d’importantes hausses de prix dans les campagnes françaises où la vieille pierre, la ferme et les biens à retaper deviennent difficiles à trouver.

Et les 200 000 € minimum deviennent vite la norme pour la moindre maison qui affiche sa particularité. Dans le sud-est, l’esprit provençal au coeur d’un village typique posé sur un piton de l’arrière-pays peut même pousser les tarifs jusqu’à 500 000 € et plus.

Et à l’ouest, les Britanniques et Néerlandais, depuis longtemps présents sur ce marché, ont raflé le stock de fermes à retaper, qui se revendent désormais à partir de 250 000 €.

Heureusement, la flambée des prix de ces dernières années prend fin et il reste des opportunités. Voici quelques pistes.

Retour dans l’Orne

Internet n’a pas révolutionné que les modes de communication. La résidence secondaire a aussi profité de l’évolution numérique en se mutant en résidence semi-principale.

D’où un attrait prononcé pour les régions aux tonalités campagnardes situées aux portes de l’Ile-de-France, et la redécouverte de départements autrefois délaissés.

C’est le cas de l’Orne, région en pleine phase de reconquête.

Loin du tumulte d’autres villes normandes plus à la mode, le Perche offre encore des biens à restaurer dans une fourchette de 200 000 à 250 000 €.

À 100 kilomètres des plages, dans les environs de Bagnoles-de-l’Orne, on peut devenir propriétaire d’une demeure typique 1930 sur trois étages en déboursant 150 000 €.

Ville au charme suranné, avec son architecture cossue du début du XXe siècle, Bagnoles-de-l’Orne abrite des thermes ceints d’un immense parc et d’un casino avec vue sur le lac.

Un petit Deauville paisible, certes sans la mer, mais sans la foule non plus, où une belle propriété de caractère, restaurée, se négocie autour de 180 000 € avec terrain !

Près de Paris à petits prix

Au nord-est de l’Orne, l’Eure n’est qu’à 40 minutes de La Défense.

Conséquence : le nord de ce département tend à devenir une grande banlieue parisienne aux tarifs élevés. Mais au sud, les paysages peu encaissés rendent les abords des forêts et rivières des vallées de l’Iton ou de la Risle très prisés, à proximité de villes aux abbayes moyenâgeuses.

À moins de deux heures de Paris grâce à la N12, il reste possible de trouver de jolies longères sur terrain arboré à 150 000 €, et des maisons à colombages avec de grands jardins entre 150 000 et 200 000 €.

Aux frontières du Calvados , des perles rares sont encore disponibles. Près de Pont-Audemer , la « Venise normande », une belle propriété au toit de chaume s’offre à 250 000 €.

À 35 kilomètres du littoral, des trésors méconnus se dévoilent au détour de magnifiques petites vallées bucoliques, comme à Saint-Grégoire-du-Vièvre. Là, de jolies maisons anciennes restaurées au milieu de prairies arborées se vendent à partir de 150 000 €.

Autre département à découvrir pas si loin de Paris : la Nièvre , en Bourgogne , où le charme de la brionnaise en pierre se paie entre 150 000 et 200 000 € pour des vues imprenables sur les îlots sablonneux de la Loire, ou sur ce massif granitique au coeur du parc naturel régional du Morvan, couvert de sapins et traversé de cours d’eau.

Autres atouts : ses grands lacs, paradis des pêcheurs, et la proximité de fameux vignobles bourguignons, tel celui de Pouilly-sur-Loire, à des tarifs deux fois plus abordables qu’en Saône-et-Loire.

À la conquête du Centre

Longtemps boudés et victimes de la désertification rurale, les départements du Centre deviennent eux aussi de plus en plus tendance.

La perspective de longues balades dans des campagnes luxuriantes, sans rencontrer âme qui vive, séduit de plus en plus d’acquéreurs : des « people » en quête de discrétion ont déjà investi la région, comme les Européens du Nord si friands de vieilles pierres à retaper à bas prix.

Les opportunités sont à rechercher dans des secteurs encore peu convoités comme le Berry aux paysages vallonnés et greffés de bocages, territoire par excellence de l’art roman.

Avec quelques joyaux, dont le village de Gargilesse, la petite Suisse de George Sand, qui réunit château, église romane et ruelles pittoresques.

Ici, la berrichonne revêtue de briques rouges et couverte de tuile bleue se négocie à partir de 150 000 €. Plus au sud, tout aussi recherchée pour la combinaison terroir, vieille pierre et campagne, la Creuse , vallée secrète aux 3 800 kilomètres de rivières et à la multitude de paysages.

La devise du département parle d’elle-même : « Faites-vous une fleur, offrez-vous un jardin ». Un jardin élevé au statut d’art dans l’Arboretum de la Sédelle ou encore au Clos de la Forge, à Villejoint. Pour ceux qui auraient encore besoin d’être convaincus, la Creuse a un dernier atout : ses prix.

À partir de 120 000 € pour une grange restaurée et guère plus pour une belle creusoise de caractère à rénover. Des tarifs défiant toute concurrence dans un marché de la résidence secondaire en vieilles pierres saturé.

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